Qui suis-je

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Je ne sais toujours pas ce que je veux être mais je sais ce que je ne veux  pas être.

 

J’ai tenté d’être le plus succinct possible.

J’ai toujours été très sportif, en club, j’ai fait 5 ans de tennis lorsque j’étais plus jeune, par la suite j’ai changé à peu près une fois par an, j’ai donc pratiqué le football, le tennis de table, le taekwondo, le waterpolo, le handball, la boxe anglaise, la boxe française, le muay thai et enfin le bujinkan (ninjustsu), ma révélation, je me suis arrêté à cet art martial. Très complet et surtout sans gagnant, sans perdant, avec une vraie philosophie, ce n’est pas un sport.

Après une éducation parentale et écolière, j’ai souhaité travailler et gagner de l’argent, beaucoup d’argent!!

Un bac en poche, je suis sorti du lycée avec deux années de retard , cela dit je n’allais pas beaucoup en cours, j’avais l’impression de perdre mon temps, une impression confirmée par la suite.

J’ai fait de l’intérim en sortant du lycée et de la musique, avec mon pote Char et Craz, quelques petits trafics puis de la sécurité, le boulot le plus tranquille du monde, très abrutissant aussi, j’ai donc arrêté au bout de deux ans, j’ai continué la musique et sorti un CD avec mon pote TIKAYA. Nous avons ouvert un studio d’enregistrement avec mes amis Tikaya et Craz, un an après nous nous sommes fait cambrioler.

Je n’avais pas copié tous les fichiers de notre futur projet, ça m’a dégouté et je suis passé à autre chose

Mon pote Craz avec qui j’ai fait le studio est un fan de football, il portait le rêve d’ouvrir un foot salle, il m’a proposé de s’associer et j’ai dit oui.

Beaucoup de travail, de temps, un peu d’argent dépensé, cela ne s’est pas concrétisé.

J’ai ensuite souhaité changer de vision, je suis donc parti en Normandie, j’ai eu l’opportunité de reprendre des études, de passer un BPREA (Brevet de responsable agricole), les papiers étaient faits, rémunéré pendant deux ans par l’ANPE et payé par Pôle Emploi, j’ai fait un stage chez un maraicher bio.

Plus une grande maison à retaper entièrement, pour faire des chambres d’hôte, un jardin géant et magnifique, un projet d’une autre vie, c’est ce que je recherchais.

J’y ai passé 8 mois

Finalement, cela n’a pas fonctionné. Etant un projet familial avec mon père (maison, terrain et finance) , il fallait s’entendre sur beaucoup de sujets, ce n’était pas le cas. Le temps et la vie normande ne m’ont pas fait rêvé non plus, ni la perspective d’avoir mon père sur le dos ad vitam aeternam.

Je suis donc revenu au point de départ, j’ai pensé argent, je présente bien, empathique ayant une bonne élocution orale, je voulais devenir commercial. J’ai toujours pensé, je le pense toujours, que l’on peut devenir et faire presque tout, il faut juste le vouloir et faire.

J’ai trouvé un boulot en tant que vendeur de fenêtre, en B to C,  j’avais besoin d’un CDI rapidement pour trouver un appart, je dormais à droite à gauche, je suis parti précipitamment de Normandie, je n’avais pas de point fixe en partant (toujours de la famille et des amis pour m’héberger) . 

Le responsable, celui qui m’a reçu en entretien, pour les fenêtres, me donnait l’impression de pouvoir m’apprendre beaucoup.

J’ai en effet beaucoup appris mais pas de lui.

Il était très bon vendeur, un des meilleurs que j’ai pu rencontrer, par contre il préférait ce servir des gens plutôt que de les élever à son niveau.

Durant un an, j’ai donc beaucoup travaillé (c’est pas les 35 heures, plutôt les 70), en espérant me faire former un jour, et je n’ai pas gagné beaucoup d’argent, c’est seulement au bout de 4, 5 mois que j’ai compris que je n’aurai jamais de formation et de suivi sérieux de la part du responsable commercial. Après cette première expérience j’ai été auto-entrepreneur, en B to B pour une société de communication et de marketing, une TPE d’un ami.

Pareil, j’ai beaucoup travaillé, et si j’ai eu affaire à un ami, travailleur, mais commercial escroc, quand je vendais, derrière, le boulot n’était pas fait correctement, et les clients n’étaient pas souvent satisfaits. C’était le système  « commercial », on te promet des choses, toujours la carotte.

Quand tu as démarché toute l’île de France dans ton secteur d’activité principale, que tu as escroqué la moitié des clients (j’extrapole un peu, pas énormément), c’est compliqué ; j’ai quitté la  société au bout d’un an. J’y ai beaucoup travaillé et j’ai gagné des miettes, je n’exagère pas cette fois-ci.

Trois années à ne pas gagner beaucoup, par contre j’ai travaillé « beaucoup ».

Enfin, j’ai été VTC, ou UBER, si vous préférez.

Une aventure, la première profession « uberisée ».

Je peux vous dire une chose, rien de bon dans ces mots.

J’ai commencé au début lorsque les tarifs étaient corrects, la rémunération aussi et le service premium.

Uber te permettait de gagner bien, plus tu travaillais plus tu gagnais. Prime de 400 euros par semaine en plus des prix des courses (selon des critères, note chauffeur et taux d’acceptation des courses/pour avoir la prime.)

Majoration des prix toute la journée (BEAUCOUP DE DEMANDES PEU DE CHAUFFEURS), des courses qui s’enchainent sans arrêt.

Minimum garantie de 35€/heures si tu ne fais pas de courses, ou moins que ce chiffre.

Bref c’était avant, le temps d’engrainer le maximum de chauffeurs et de comprendre la législation française.

J’ai commencé avec une formule auto entrepreneur, 12h avec la voiture. Juste un permis de conduire et ça roule, plutôt sympa à première vue.

Le problème, devrais-je dire les problèmes, c’est que les chauffeurs sont jetables et ne connaissent pas du tout le métier.

Au départ c’est pas très grave car les chauffeurs restent, ils sont heureux et gagnent bien, ils engrangent rapidement de l’expérience.

Aujourd’hui plus question de prime, de majorations, de minimum garanti, le prix d’une course a baissé de 40% et la commission a augmenté de 5% (25%)

Avec ce système de chauffeurs jetables et de politique des prix les plus bas possibles, les UBER, chauffeurs privés et compagnie, ont des taux horaires de Roumains, pour ceux qui ne font que ça, voire perdent de l’argent, si si. Ils emploient donc n’importe qui, ce ne sont pas des employés mais « des partenaires ». Des gens qui restent assez peu car ils comprennent ce qu’est la carotte au bout d’un mois.

Pas de chômage, pas de CDI, pas de salaire fixe…

Petite parenthèse passée sur mes expériences de vie,  c’est très simple, depuis toujours ce système ne me convient pas globalement, je me suis forcé à m’y intégrer, l’école et l’éducation m’ont poussé dans ce sens.

Je me suis plaint, comme beaucoup, j’ai voulu devenir riche pour changer le monde, aujourd’hui je comprends enfin que le monde changera lorsque je changerai, et que personne ne changera ma vie à part moi-même, 

Au vu du petit résumé de ma « parenthèse », vous comprenez bien que j’ai beaucoup bossé et que j’ai « perdu de l’argent », mais c’est un choix d’expérimenter.

Loyer, impôts, taxes en tous genres, manger, se déplacer et quelques loisirs.

Je change de chemin, celui-ci me le crie depuis 10 ans.

Accepter, améliorer ou quitter; c’est le moment ou jamais, il est hors de question que je passe ma vie comme ça, c’est global, ce n’est pas que le travail et l’argent. L’argent a d’ailleurs bien rétréci dans mes priorités, c’est souvent comme ça que les choses viennent quand on n’y pense plus.

Je ne sais pas ce que je veux, mais ça, cette manière de survivre et cet esclavagisme moderne, je n’en veux plus.

Donc je me dirige dans une autre direction pour expérimenter d’autres manière de vivre et de penser, et par la même occasion renouer avec mon côté artiste en développant une Web Série de mon voyage.[:]

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