7 – Occosingo

Carnet de Voyage, le 6/04/2017

Je suis donc partie de Palenque pour aller à Ocosingo. C’est une petite ville située entre Palenque et Saint Cristobal de Las Casa, j’ai hésité car je veux aller à Saint Cristobal et le jour de mon départ Nicolas, Julia et Yann partaient pour Saint Cristobal, j’ai finalement choisi d’aller seul à Ocosingo. Lorsque je suis arrivé j’ai croisé un Japonais dans la rue, Hero, qui cherchait un Hotel comme moi, nous avons sympathisé et nous sommes restés deux jours ensemble dans le même hôtel. Nous avons visité les ruines de Tolina et il est parti hier. Nous avons rencontré un Mexicain qui travaille dans un restaurant ou j’allais boire mon café le matin, il parle super bien le Français, l’anglais et bien sur l’espagnol. J’ai sympathisé avec lui et je lui ai demandé si je pouvais dormir chez lui. Il est en collocation avec une amie à lui, il lui a demandé si c’était possible que je dorme chez eux et elle a accepté. Hero est donc partie et je suis allé chez Cheyo et Domi ( ils ont tous des pseudo au Mexique, moi c’est Pancho), hier soir Domi m’a emmené manger dans la rue au Mercado, en Scooter, c’est leur marché géant, présent tout les jours. Puis un ami à elle nous a rejoint et ils m’ont fait visiter un peu Ocosingo . Ils m’ont expliqué que c’était une petite ville mais avec 12 000 toutes petites communes tout autour . Ils m’ont aussi expliqué, Domi aime l’histoire et a une famille traditionnelle qui habite dans la Jungle et qui cultive du mais, du café, de la canne (pour le sucre) et d’autres choses,  il y a deux gros types de populations et de culture ici. Les Mayas, qui ont résisté aux Espagnols, qui ont gardé leurs traditions, leurs coutumes et le reste et les Sibecteca, qui se sont mis au diapason de la religion chrétienne, catholique, on trouve très peu d’informations sur internet. Je suis dans la région où les Zapatistes ont fait leur révolution, Domi m’a un peu expliqué. J’ai aussi rencontré hier des amis à Cheyo, un Allemand qui va se marier avec une Mexicaine, il est ici car il veut vendre sur internet et va ouvrir un magasin en Allemagne, pour vendre des vêtements Mexicain et ici à priori il y a des personnes qui font les vêtements, textile et couture. C’est très intéressant car je voulais me renseigner à Saint Cristobal là dessus et là j’ai tout, servi sur un plateau, j’ai juste à patienter. Je vais aller prendre le petit déjeuner avec eux ce matin. Je vais probablement rester un peu ici car Domi m’a dit que l’on pourrait aller chez sa famille quelques jours, c’est l’occasion de rencontrer des personnes qui vivent de manière traditionnelle depuis des générations. Son grand père a 100 ans et a l’air de se porter super bien. De plus elle m’a expliqué que c’est inaccessible aux étrangers, la population traditionnelle n’accepte et n’aime pas les étranges, sauf si vous venez avec quelqu’un, un ami ou de la famille. Je vais donc profiter de tout ça et je verrai bien.

 

Carnet de Voyage, le 10/10/2017

Bonjour,

Je comprends de mieux en mieux où je me trouve et les problématiques des Mexicains, ici à Ocosingo dans le Chiapas. Premièrement c’est une région qui était indépendante, c’était un petit pays qui a dû choisir entre le Guatemala et le Mexique. L’armée Zapatise existe encore et est dans la Jungle, elle est toléré par le gouvernement et se fait entendre lorsqu’il y a des conflits entre le gouvernement et les gens de la région du Chiapas. Ils défendent principalement les populations indigenes et sont issus des traditions Mayas. Les gens du Chipas se considèrent avant tout comme des «  Chiapanecos » avant de se considérer comme des Mexicains(comme au pays basque par exemple). La population rurale vit de l’artisanat et de l’agriculture. Ils sont riches, très riches mais ils n’ont pas d’argent. La raison est très simple, ils ne connaissent pas le monde extérieur, la technologie, internet, le marketing, les besoins des européens et des américains. Ils ont donc beaucoup de mal à exporter leur artisanats et quelques européens et américains ce remplissent bien les poches. Je parle de l’artisanat, pour l’agriculture je ne sais pas, mais ça doit être pareil. Ils cultivent les bananes, Guineo et platano, le café et le cacao principalement. Il y a aussi une grosse économie avec le fromage, le quesillo(une spécialité local), à base de lait de vache, qui s’exporte très bien. Je suis donc depuis 3 jours chez Cheyo et Domi, c’est extrêmement enrichissant et vivant, c’est une casa avec eau froide, pas d’eau pendant deux jours(coupure), insalubre pour un français lamda, c’est normal pour les mexicains, je m’y suis habitué et je suis assez bordélique à la base donc ça va. Juste l’eau froide ici est quand même beaucoup plus froide qu’à Palenque, Tulum ou autre, ça pique un peu le matin. Je vais tous les matins au Mercado, grand marché, pour acheter des fruits frais, Domi a envie de me faire visiter chaque jour quelque chose, me faire connaitre les gens d’ici, découvrir leurs vie et ça me plait beaucoup. Nous sommes donc allés voir un artiste hier, Diseno  Sombra, peintre, sculpteur, brodeur, dessinateur…. Il fait des chaussures, des t shirts, des robes, des casquettes, des peintures…… Domi m’a demandé si je pouvais faire de la pub car Sombra rêve d’exposer ses oeuvres en France. C’est ce que j’ai fait avec plaisir. Aujourd’hui nous sommes allés à Sibacteca, une des 2 000 mini commune d’Ocosingo avec Morio et Domi, ils m’ont présenté une famille qui cultive les bananes et travaille le textile, comme Sombra, en plus traditionnel(pour le textile). Ils ne connaissent pas les étrangers ici et ça ce sent, tout le monde vous regarde, les gens sortent de leurs maison pour voir ce qu’il se passe, juste parce que vous êtes là.

Ici, tout est fait à la main, minutieusement, on m’a expliqué que pour un vêtement, les femmes qui brodent pouvaient passer deux mois dessus. Mario est un débrouillard et connait un peu la technologie(ce qui est assez rare ici), j’ai donc conseillé, à Domi et Mario, de dire aux artisants du Chiapas de ce rassembler en association et de créer un site officiel pour vendre leurs créationes directement en Europe et aux USA sans intermédiaire. Si ils ne le font pas maintenant, un autre européen comme moi, ou un américain, ou autre viendra acheter leurs vêtements pour les revendre 10 ou 20 fois le prix en Europe ou aux USA. Autant que ça profite à la population locale et qu’il n’y ait pas d’intermédiaire. C’était donc un journée très riche. Domi est tombée en panne sur le retour, Mario m’a ramené et est retourné à Sibacteca. La statut de la femme, symbole d’Ocosingo, représente les femmes de cette petite ville Sibacteca, plus généralement de toutes les femmes qui portent l’habit traditionnel. Je crois que Domi est le lien entre ces populations et le monde extérieur. Je parle de monde extérieur car ici c’est une bulle, les 2 000 mini communes autour d’Ocosingo vivent vraiment de manière ancestrale et n’ont pas beaucoup, voir pas du tout été influencé par la télé, internet ou autre. Ils ne possèdent ni l’un ni l’autre pour la plupart. Cheyo m’a d’ailleurs expliqué qu’il souhaitait, plus tard, ouvrir une agence de tourisme spécialisée dans les séjours dans ces mini communes, qui ne s’ouvriront qu’avec l’aide de personnes du Chiapas. Il n’apprécie pas beaucoup les étrangers, qui bien souvent viennent pour les exploiter. Pour moi, il y a énormément de richesse ici, il manque juste le lien avec le monde extérieur, plus globalement internet et la publicité. Il y a un magnifique site archéologique à 20 Minutes de collectivo, Tonina, des ruines découvertes assez récemment. Domi et Mario travaillent au même endroit et font de la prévention auprès des enfants, notamment vis à vis de la violence en couple, les maris qui tapent leurs femmes….Cheyo travaille dans la restauration et souhaite venir en France pour travailler en Hôtellerie. Pour parfaire son français et mettre de l’argent de coté pour son second projet.  Pour ma part, je vais repenser mon site internet dès que le wifi sera meilleur, ici c’est la connexion du voisin. Transformer le carnet de voyage pour que tout soit plus cohérent, une page par article avec les photos qui vont avec. Mon premier épisode est prêt depuis un moment, il y a un petit peu de retard sur le générique mais ça vaudra le coup. Je n’ai toujours pas résolu mon problème de caméra, Mario va peut être m’aider, sinon je la renvoie en France, elle est encore sous garantie. On verra bien

 

Carnet de Voyage, le 16/10/2017

Je suis rentré un peu prématurément de La Sultana, la communauté ou ce trouvent les Grand parents de Domy, dans le Chiapas. C’est très particulier, je n’avait encore pas tout compris. Tout autour d’Ocosingo il y a environ 2000 communautés.

Ce sont des communautés dans la montagne, qui ont tout et qui n’ont rien. Ils font du mais, du Cacao, des bananes, des tortillas (avec leurs farine de maïs préparé tout les matins), de la broderie, leurs oeuf, leurs poulets, leurs canards, leurs porcs, leurs miels, leurs pains, leurs cannards, leurs sucre, leurs haricots……Tout ce petit monde est en liberté autour des maisons. Sans aucun produit chimique, je pense que c’est le premier endroit de ma vie que je visite, où il y a des hommes depuis longtemps, qui est aussi propre au niveau de la terre, des sous sols, de l’eau et de l’air. Ils boivent l ‘eau de la montagne, je l’ai bu et elle est très bonne.Donc ils mangent bien, vivent correctement, mais globalement n’ont pas beaucoup d’argent et n’ont pas grand chose. Ils sont indépendant et fermé au monde extérieur, je pense que c’est dû aux Espagnol.

Donc le gouvernement Mexicain ne s’en occupe pas, les routes sont des chemins de terre, l’électricité c’est aléatoire et l’eau courante vient de la montagne. Cela-dit ils s’en sortent très très bien comme ça. C’est environ 3h30 quand il ne pleut pas pour faire 100 km.

Les communautés autour d’Ocosingo ont leurs propre police (non rattaché aux gouvernement mexicain), leurs propre langue, le Tseltal (ou je suis allé, il y a d’autre dialectes dans les autres « communidad »), et les militaires mexicains n’ont pas le droit de s’y arrêter sauf pour acheter quelque chose dans les petites tienda(magasins). Domy fait partie d’une famille très importante dans la région, je l’ai compris sur le chemin, son père connait tout le monde et a de la famille partout. Ces grands parents ont des terres partout dans leurs secteurs, ils possèdent des bouts de montagne entier et on neufs enfants, qui eux même ont tous des enfants etc….Son père a fait de la politique, fut Zapatiste(avant) et a une entreprise de transport maintenant . Quand il faisait de la politique il a contribué à rendre les échanges commerciaux et la communication plus facile entre les différentes « communidads  ». C’est un homme très respecté, il connait tout le monde à 150 km à la ronde et leur famille est partout. C’est donc dans cette gigantesque famille que j’ai passé 2 petit jours. Il y a la soeur de Domy, son frère, ses oncles, ses tentes et ses innombrables cousins avec leurs enfants qui habite à La Sultana. Sur le terrain de ses Grands Parents, il doit y avoir une petite dizaine de constructions, plus ou moins grande, très propre, plutôt bien pensé, beaucoup mieux que ce que j’ai vu jusqu’a présent au Mexique. Globalement les mexicains ont tous des maisons pas fini, ils sont toujours en train de construire, un petit truc à coté qui est en chantier même si leurs intérieures n’est absolument pas fini (pas de carrelage, pas de peinture, pourtant une maison super propre et spacieuse de l’extérieur). Ses grands parents parlent Tseltal, un peu espagnol, la communication verbal était pas top mais des sourires et des regards suffisent amplement parfois. Le dernier fils des grands parent de Domy a 25 ans. Domy est d’un an son ainé. Ils vivent avec tout et ils font tout. Absolument tout est là et en plus des trucs que je connais pas. Par exemple, en France,  on a les bananes, eux ils ont 5 types de bananes, de la plus grande à la plus petite: matcho, frit ou cuit à la vapeur,  platano pareil que matcho, guinéo, qui ressemblerait à nos bananes, manzanita et oro( modèle réduit réduit). J’ai demandé à Domi ce qu’était un Zapatiste, ça restait un peu flou pour moi, elle m’a donc expliqué. Les Espagnols ont exploités cette région, le Chiapas, et ces habitants dès le jours ou ils sont arrivés jusqu’a il y a peu(1994), a priori c’était encore de l’esclavage a cette époque, c’est proche, très proche. Au bout d’un moment, les gens préféraient mourir plutôt que d’être esclaves des espagnols. Il y a donc un mouvement rebelle qui s’est formé dans ces montagnes, pour chasser les espagnols et tuer ceux qui ne voulaient pas partir, pour que les gens originaires de ces terres, les « Indigena « reprennent leurs droit. Ce sont les Zapatistes. Maintenant, ce que j’ai compris, tout le monde est Zapatiste idéologiquement dans ces communautés, dans le sens ou ils sont heureux que les espagnols soient partis et de pouvoir vivre selon leurs propres règles et coutumes. Mais un Zapatiste désigne plus un militaire de la « communidad » qu’une personne avec l’idéologie Zapatiste . Ils sont donc fermés aux étrangers et au monde extérieur par peur de ce refaire exploité, je pense. Dans un sens c’est très bien, ils ont gardé leurs racines, leurs cultures, respectent leurs environnements bien plus que la plupart des hommes; ils n’ont pas été trop infectés par cette société folle et la nature est propre, très propre. Dans un autre, c’est dommage car ils sont riches, si ils exportaient leurs produits dans le monde par leurs propres moyens, je pense qu’il y aurait beaucoup moins de pauvreté ici. Le fait qu’ils soient fermé leurs empêche d’avoir accès à la technologie et aux manières moderne de communiqué. Pour faire connaitre leurs richesses et les exporter sans avoir besoins d’étrangers et d’intermédiaire. 

Pour moi ici il y a des ruines Maya absolument partout, je comprend mieux pourquoi personne ne le sais et pourquoi elle ne sont pas visible. Je le savais déjà, j’ai eu la confirmation par des personnes d’ici. La population laisse entrer très peu de gens de l’extérieur dans leurs montagnes, leurs « Selvia », les archéologues n’ont pas accès à ces endroits très très très vaste du Mexique. Personne n’a interêt de s’y aventurer sans autorisation, je l’ai bien ressenti. Il y a une cascade pas très loin des habitations de la famille de Domy, je n’ai pas pu y aller, même avec son frère qui connait tout le monde ici, son grand père nous a fortement déconseillé d’y aller car il y a des Zapatistes. Ils n’apprécient pas que des étrangers entrent dans leurs cascades. Je crois que ce sont des lieux sacrés, à Palenque , la cascade où j’allais tous les matins l’était, j’ai croisé un Local qui en revenait et avait laissé une bougie au dessus de la cascade où il y a une grotte. C’est l’eau qui vient directement des temples plus haut qui y coule. Je suppose que pour la cascade à coté de la maison des grands parents de Domy c’était la même chose( ils ne me l’ont pas spécialement spécifié) . Vu comment se comportent les touristes et l’expérience qu’ils ont eu avec les espagnols, je peux comprendre. Mis à par ça, j’ai été super bien accueilli par tout le monde, les voisins, la population et toute la famille de Domy. Ce sont des personnes simples qui vivent simplement. Les jeunes aiment beaucoup le football, ils avaient tous le maillot du Bayern avec écrit au niveau du coeur, du sigle du Bayern de Munich, Bayern de la Sultana 😂😂. Il y a une photo du cousin à Domy, Nicolas avec son bébé qui porte ce maillot. Ils ont tous le même maillot pour leur équipe de foot local. Tous les matins c’est le même rituel, je pense. La Grand mère de Domy fait le café, donne à manger aux canards et aux poules. Ensuite elle fait les tortillas pendant que sa fille(tente à Domy) fait la farine de maïs. Elle prépare le petit déjeuner pour tout le monde (c’est copieux: oeuf – haricots – tortilla), mange, puis prépare pour le midi. Elle est toujours en cuisine. Ils travaillent en famille et chacun a un rôle important.

J’ai d’ailleurs mangé un peu de viande pour l’occasion, c’était leur poulet nourri avec leur maïs, élevé avec respect. Le soir c’était le poisson pêché le matin dans la rivière « Del Rio » à 5 minutes de chez eux.

J’ai aussi rencontré Oscar, un jeune de 17 ans, avec une vie bien particulière. Un artiste qui dessine et écrit. Il ne connait pas sa mère et est parti de chez son père il y a un peu moins d’un an, il habitait à la frontière avec les U.S.A. Oscar est parti du jour au lendemain de chez lui, sans argent, sans sac à dos, sans rien. Il a fait du stop et s’est retrouvé à Ocosingo où le père de Domy l’a recueilli puis envoyé dans une famille traditionnel de La Sultana qui l’a adopté.

Oscar était très bizarre lorsque le père de Domy l’a recueilli. Très sombre, il se bandait un oeil (il n’est pas aveugle) et avait des pensées pas très positives. Je n’ai pas les détails de sa vie avec son père mais ça ne devait pas être facile….Il porte encore les stigmates de sa vie passée mais il s’est donné une chance pour être heureux et est sur une meilleure voie. Il a écrit son histoire sur 2 cahiers d’une centaine de pages chacun, recto-verso, avec des illustrations. J’ai parcouru ces cahiers, je n’ai pas eu le temps de lire et de traduire. J’ai juste noté une de ces citations: « Nada en estavida es pot casualidad, todo sucede par algo »: » »rien dans cette vie n’arrive par hasard, tout ce qui arrive sert à quelque chose » 

Les habitants recevaient la visite de la candidate Zapatiste à la présidentielle au Mexique, toutes les communautés des alentours se rassemblaient, dimanche, pour être présentes le lundi. Et ça fait beaucoup de gens, beaucoup de trafic sur leurs petite route en terre avec des trous partout, des risques de barrages, de me faire prendre pour un « espion », plus ou moins, je pense que j’étais le seul étranger à une centaine de kilomètres à la ronde. Même avec le père de Domy autant prendre le moins de risque possible. Sur le chemin Domy m’a bien spécifié d’être discret à certains endroits, de ne pas prendre de photos. Domy avait aussi peur de ne pas pouvoir rentrer le soir pour reprendre le travail lundi. Ça c’est confirmé sur le chemin du retour, à 7-8h du matin il y avait déjà foule sur la route. C’est pour cela que nous sommes partis tôt dimanche matin et non pas en fin d’après midi. Ses cousins voulaient que j’aille jouer au foot avec eux et les plus jeunes voulaient que j’aille à un super lac pas loin. Ce sera pour une prochaine fois. C’était court mais intense, grâce à Domy j’apprend beaucoup de choses sur la région, sur les traditions et leur culture. Pour moi, ici, dans le Chiapas, c’est davantage le peuple de la Terre, à Tulum ou à Isla Mujeres je dirais que c’est plus le peuple de la mer. Cela se ressent dans l’ambiance générale, le physique et l’apparence. Mais ils ont un point commun très important, leur culture ancestrale. Bien que du côté de la famille de Domy, plus globalement dans cette partie du Mexique, ils se soient convertis au catholicisme, ils gardent les bases de leurs ancêtres. A Tulum ou Isla Mujeres, ils ne sont jamais convertis et ont gardé les bases de la culture maya, la grande culture du Mexique. Ils sont issus de la culture maya Tabasco.

Lorsque les Espagnols sont arrivés sur le territoire mexicain il y avait de nombreuses grandes cultures. Par ordre de grandeur, je ne cite que les plus grandes, la première, c’était les Olmèques, les Mexicas, les Azteque, les Purpechas et les Zapotecas en fonction des différentes régions. Toutes avec un tronc commun maya. Au Chiapas, par exemple, c’est la culture de Domy qui est présente depuis des millénaires: les Tseltals et une plus petite les Lacandones. Hernan Cortes Lego est le premier espagnol à avoir conquis les terres Mexicaine, c’était celle de la culture Mexicas, c’est pourquoi aujourd’hui Mexico s’appel Mexico. Moctesuma fût le dernier empereur indigène du Mexique. Issu de la culture Mexicas il connaissait bien Hernan Cortes Lego et le voyait comme un Dieu. Moctesuma est mort d’une mort naturel, à priori. Les espagnols ont donc réussi a prendre le contrôle de toutes ces communautés car ils étaient vus comme des dieux, dans un premier temps. Domy m’a expliqué que c’était un peu comme moi lorsque je suis allé dans sa famille avec mon téléphone, ma mini caméra, ma différence physique, mes différences avec tout ce qu’ils connaissent. C’est aussi pour cela qu’il existe des Zapatistes, la population est tellement refermée sur elle même, est tellement pauvre, qu’elle pourrait facilement refaire les mêmes erreurs que leurs ancêtres. J’ai aussi appris que la France, sous Napoléon 3, était intervenu au Mexique de 1861 à 1867. Avec le soutien des Espagnols et du Royaume Unis, entre autre. Les pays européens étaient à cette époque catholique conservateur. Il ne voulaient pas d’un Mexique protestant comme aux U.S.A. Voilà pour la petite leçon d’histoire.🙃👍

Dimanche aucun réseau sur les téléphones, aucun wifi ne fonctionnait dans la ville, ni aux alentours et il n’y avait pas d’eau non plus quand je suis rentré. Je mange toujours beaucoup de fruits, Domy et Mario m’ont fait découvrir le Quesillo, une spécialité du Chipas. C’est du fromage que l’on mange fondu dans des tortillinas, des galettes faites avec de la farine de blé. Elles sont plus grandes que les tortillas(qui sont faites avec de la farine de maïs). Après on met ce que l’on veux dedans, pour moi c’est du Guacamol , avocats, tomates, concombres et oignons. En ce moment j’en fais tous les jours. 

Je n’ai pas perdu de vue mon achat de Ukulélé mais ici à Ocosingo c’est trop cher, j’attendrais de trouver le bon. J’ai aussi appris qu’un des hommes les plus riches du monde était un Mexicain. Plus que Bill Gates ou autre…Il possède Telcel, le réseau principal de téléphonie au Mexique. Je comprends pourquoi, 200 pesos(10 euros) les 1,5 gb sans pouvoir téléphoner, que message et internet…Mario m’a dit qu’il payait 300 pesos par moi pour avoir 1,2 Gb et les appels illimité. C’est moins cher en France.. Une petite précision Cheyo et Domy sont colocataires et ne sont pas en couple.

 

 

 

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